Alter Ego        Ashtanayikas        Chrysalide        Offrande Lyrique        Rassa

 

Distribution

Reynald HOLLOY - Directeur Artistique, Vocal, Guitare acoustique, lyrique & musique

Nabankur BHATTACHARYA - Tabla & Chant

Fabian BEGHIN - Flûte (Bansuri) & Harmonium

Maitryee MAHATMA - Danse Kathak


Chrysalide

Tel un trouvère-trouveur moderne, le belge Reynald Halloy chante à qui veut les entendre sa musique et ses mots de globetrotteur depuis une quinzaine d’années. Il présente au-jourd’hui Chrysalide, un projet ambitieux où il jette des ponts entre ses chansons, ses photos macro de papillons, la musique classique indienne et le kathak (danse pure et narrative de l’Inde du Nord).

 

On serait tenté de marquer le début de l’aventure Chrysalide il y a une dizaine d’années, quand Reynald rencontre le joueur de tablas Nabankur Bhattacharya, reconnu internationalement comme un des plus grands virtuoses en matière de percussions indiennes. Mais, ce serait omettre que ce projet est aussi le fruit d’un parcours artistique assez atypique. Reynald vient à la musique à 17 ans par l’apprentissage de la guitare nylon lors d’un voyage au Brésil où il se passionne pour la bossa nova. Plus tard, il a l’occasion d’interpréter ses premières chansons très « brésiliennes » à Dick Annegarn à qui il voue une admiration sans bornes. Ce dernier lui conseille de sortir un peu de sa guitare de travailler la mélodie pour elle-même avant de l’harmoniser. Dès lors, il traque les mélodies qui correspondent le mieux à sa personnalité. Le troisième déclic – décisif! – arrive quand il découvre la musique classique indienne dans laquelle il se sent tout de suite « à la maison ». Sans renier ses influences occidentales et brésiliennes, il se surprend alors à créer des «chansons-râgas» qui lui ressemblent. Et, quand il partage ses trouvailles avec son ami tabliste Nabankur, ils sont sur la même longueur d’onde. Tous deux recherchent l’unisson, la bonne vibration musicale, l’accordage qui sert au mieux la spiritualité du son.

 

 

L’idée de l’album fait son chemin, de mutation en mutation : « Indéfini dans mon cocon / [...] / Je suis un être en formation / En perpétuelle transformation... » (« Chrysalide »). Reynald contacte alors celui qui va donner les couleurs mélodiques à son projet, le multi-instrumentiste belge Fabian Beghin, spécialiste lui aussi des musiques indiennes, qui joue aussi bien de la bansuri (flûte indienne en bambou) que de l’harmonium. En amont, de jour en jour, il peaufine son répertoire. Vient ensuite une résidence où les trois complices se mettent « d’accord ». Enfin, en février 2011, le trio donne à Bruxelles trois concerts qui seront captés afin de réaliser l’album(3). On sait que jouer en live un tout nouveau répertoire est un exercice périlleux qui donne souvent des enregistrements peu exploitables. Mais les trois musiciens tiennent à ce choix, cherchant à préserver au maximum la magie d’une musique « vivante » que la prise de son « pistes par pistes » rend diffcilement. De plus, ce procédé s’avère le plus juste si on veut laisser un bel espace à l’improvisation. Au final, Reynald, Nabankur et Fabian peuvent être fiers de leur performance. Car, elle reflète à merveille leur démarche.